Sahaza Marline R.
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Et si

Et si Madagascar envoyait balader l’aide internationale pendant 10 ans ?

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Allez, on tente un truc un peu fou : et si Madagascar disait non à toute aide extérieure pendant une décennie ? Dix ans sans dons, sans prêts, sans plans d’urgence venus d’ailleurs. Juste nous, nos ressources, notre ingéniosité et notre talent unique pour transformer trois bouts de ficelle en solution miracle.

Utopie ? Peut-être. Mais qui a dit que les grandes révolutions commençaient par des idées raisonnables ?

Enfin maîtres à bord : le grand virage vers l’autonomie

Imaginez un pays qui, au lieu de tendre la main pour demander, la tend pour donner. Un pays qui cesse de dépendre et décide de bâtir sa propre légende.

En clair, on passe de "petit frère assisté" à "grande nation inspirante". Un vrai plot twist à la sauce souverainiste.

Refuser l’aide internationale, ce serait envoyer un message fort :
📌 Nous ne sommes pas un terrain de jeu pour ONG surmenées.
📌 Nous ne sommes pas une tirelire à crédits conditionnés.

Et surtout, ce serait une occasion en or pour nos dirigeants d’arrêter les bricolages budgétaires et de se creuser enfin les méninges.

Parce qu’une fois les milliards qui tombent du ciel coupés (et qui s’évaporent souvent dans des paradis fiscaux), chaque ariary compterait.

  • Plus de gaspillage.
  • Plus de projets fantômes.
  • Plus de routes financées huit fois mais jamais terminées.

Ce serait la naissance d’une économie pensée pour durer, et non pour impressionner les bailleurs de fonds le temps d’une conférence.

Le génie malgache en mode turbo

Fini les longues heures à attendre qu’un énième programme de "développement" décide si on mérite des subventions.

Madagascar est une terre de créativité !
Nos artisans, nos ingénieurs, nos entrepreneurs sont des génies sous-exploités.

Alors au lieu de rester spectateurs, on passe en mode "fait maison".

📌 On arrête d’exporter nos matières premières comme si c’était une brocante géante.
📌 On transforme, on innove, on valorise.

💡 Cacao, vanille, pierres précieuses, textile… Madagascar pourrait devenir un vrai hub industriel, une référence mondiale de la qualité locale.

L’objectif ? Ne plus être juste un fournisseur de matières premières sous-payées, mais un créateur de produits finis qui font rêver le monde entier.

Et croyez-moi, voir "Made in Madagascar" sur des produits haut de gamme, ça aurait une autre allure qu’un simple "expédié depuis un pays exotique".

Moins de corruption, plus de comptes à rendre

Ah, l’aide internationale… Ce merveilleux robinet à milliards qui, bizarrement, ne remplit jamais les bonnes poches.

En coupant le cordon, nos dirigeants seraient enfin obligés d’être responsables.

  • Fini l’excuse du "l’argent a disparu dans des frais administratifs".
  • Fini les études de faisabilité qui durent huit ans sans résultats.
  • Fini le nébuleux circuit des fonds détournés.

Là, chaque malgache deviendrait actionnaire du pays et pourrait exiger des comptes.

Avec une économie qui tourne sur nos propres fonds, la transparence ne serait plus un slogan vide, mais une nécessité absolue sous peine de voir tout s’écrouler.

Un État enfin géré comme une entreprise performante ?
Peut-être que c’est ça, la vraie révolution.

Le prestige retrouvé : d’assisté à leader international

Imaginez la scène : Madagascar, pays autrefois perçu comme "en quête permanente d’aides", devient un modèle d’indépendance économique.

  • Un pays qui non seulement refuse l’assistanat, mais qui, en plus, tend la main aux autres.
  • Un pays qui n’attend plus qu’on vienne le sauver, mais qui envoie ses experts, ses entrepreneurs, ses scientifiques en mission en Afrique, en Asie, en Amérique latine.

Fini les discussions à sens unique avec des puissances qui nous regardent de haut.

Place à des partenariats équilibrés, où on n’a plus besoin de quémander, mais où on échange en tant qu’égal.

Dix ans plus tard : qu’est-ce qu’on gagne ?

Après une décennie de discipline, d’ingéniosité et de fierté nationale retrouvée, Madagascar ne serait plus jamais le même.

  • On aurait prouvé qu’il est possible de réussir sans béquille.
  • On aurait montré qu’on peut innover sans mendier.
  • On aurait appris à donner sans attendre en retour.

Bien sûr, ce serait difficile. Bien sûr, il y aurait des sacrifices.

Mais dites-moi :
Qu’est-ce qui est pire ?

  • Galérer un moment pour gagner son autonomie.
  • Ou vivre éternellement sous perfusion, incapable de marcher seul ?

Le choix est peut-être plus simple qu’il n’y paraît.

Alors… on tente ? 🚀